Economie
Josy MAUGER | 07-08-2017 10:28

C’est la pleine saison pour ce fruit proposé à travers la ville de Yaoundé par de nombreux revendeurs.  

 

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On le trouve à tous les carrefours et les marchés de la capitale. Le Litchi, fruit à la peau rouge parsemée d’épines est disponible et accessible depuis quelques semaines. Ce fruit juteux dont la partie comestible entoure une graine unique est vendu par de jeunes hommes et femmes. Les fruits sont disposés soit sur des plateaux soit pour certains dans des « pousse-pousse » et proposés aux prix de 50, 75 et 100 F l’unité. Chez certains revendeurs, on trouve aussi le tas de trois ou quatre petits litchis à 100 F.

Madeleine Abega, revendeuse, rencontrée jeudi dernier au centre ville explique avoir acheté depuis lundi deux cageots de litchi à 30.000 F au marché du Mfoundi à raison de 15.000 F la caisse. Le produit s’écoulant rapidement, la jeune femme est en fait en train de brader les quelques fruits qui restent de son stock et compte à nouveau aller se ravitailler. Mais pour l’heure, elle assure que cette petite activité lui génère un bénéfice consistant. « J’ai 3.000 F par cageot. De plus, tous les fruits étaient cette fois de bonne qualité. J’ai eu de la chance avec ce stock», se réjouit Madeleine Abega. D’autres revendeurs comme Simplice Tchatchou et son collègue Lionel Kamga, également satisfaits des gains qu’engendre la commercialisation de ce fruit rouge, en ont fait leur petite activité favorite de vacances.  « Nous avons eu de la chance, on a trouvé le panier à 11.000 F au lieu de 15.000 F, chez un grossiste au lieu dit Camair. C’est une très bonne affaire», se réjouit Lionel Kamga. Les prix de détail sont presque les mêmes, entre 50 et 100 F. « On gagne entre 2000 et 3000 F par caisse », explique Simplice Tchatchou.

Au marché du Mfoundi, où on trouve quelques commerçants et producteurs, Suzanne A, ménagère, est également venue s’approvisionner. « J’ai pris deux cageots pour mes enfants et moi », explique-t-elle. Juste à côté d’elle, il y a trois camionnettes pleines. Armand Somè, l’un des grossistes explique que ses collègues et lui sont arrivés il y a quelques jours du Moungo, principale zone de production. Il indique que c’est la pleine  saison et que le fruit est disponible en grandes quantités.