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Luc Angoula Nanga | 09-08-2017 15:55

Abritant le palais présidentiel et la quasi-totalité des missions diplomatiques, Yaonndé 1er enregistre une évolution incéssante.

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Il porte ses 85 carats, sans dos voûté. Arrivé de l’Hexagone fin juillet, pour une visite dans une famille camerounaise lui reconnaissant le statut de beau-fils, le touriste Marcel ne boude jamais son loisir favori, dans la capitale : aller s’installer au « Cameroon Center », un temple de la culture, situé dans les encablures du rond-point Nlong-kak.  Cette nuit,  l’expatrié est assis face à l’orchestre-maison, une bière en main. Les trois guitaristes attaquaient encore les cordes, lorsque le chanteur principal, en cravate, entonna « Dipita », de Manfred Ebanda. Sûr : à Yaoundé 1er, le visiteur ne manque jamais de sites de délassement. Et s’il choisissait plutôt, en journée, d’aller à la découverte des marchés ?
L’arrondissement peut se targuer de disposer de la plus grande partie des places commerçantes de la capitale. Le marché central et ceux du Mfoundi, Nkol-Eton, Elig-Edzoa et Etoudi. On y rencontre des opérateurs faisant bon visage. A Yaoundé 1er, existe aussi un marché du gros bétail, que vous atteignez après avoir traversé le site abritant l’abattoir. Dans ce marché du gros bétail, des jeunes appelés « Taxis », se chargeront de vous conduire entre les troupeaux de bœufs. Il vaut mieux terminer votre ballade en zone urbaine de cette unité administrative cosmopolite, par la découverte du nouveau centre administratif sortant progressivement de terre, dans la zone du palais présidentiel. D’imposants immeubles ministériels en construction, signalent un vent infrastructurel sans précédent. Un habitant témoigne : « Yaoundé 1er, c’est vraiment le siège des institutions. Avant, ce privilège revenait à Yaoundé 3e ».  Vous n’oublierez pas d’aller du côté de Bastos, quartier résidentiel abritant la quasi-totalité des ambassades et sièges des organisations internationales. L’esplanade de l’hôtel de ville, la place de l’Indépendance, le parc Kyriakides, à l’entour de la délégation générale à la Sûreté nationale, garantiront votre contentement. 
Le week-end, cette partie de la localité disposant de villages qu’encercle encore la forêt se prête volontiers à la randonnée. Si vous vous mêlez à cette joyeuse humanité, profiter de l’air de la campagne. Extasiez-vous sur le mont Yéyé, où la verdure est d’une belle venue. Et en regagnant la ville, un arrêt s’impose au marché de Messa-Si. A cet endroit, trois aveugles chantent souvent, autour de l’un d’eux, jouant du tambour avec bonheur.  En passant un dimanche, par là, Marcel et son épouse originaire d’Obala, éprouveront sans nul doute le besoin de fredonner. Et de se poser, en bienfaiteurs.

Vision

Laurent Serge Etoundi Ngoa: «Une Evolution vertigineuse »

Elite

« L’arrondissement de Yaoundé 1er  s’urbanise à une vitesse vertigineuse. La zone Olembé et Nyom, qui relevait de la partie rurale, voilà une dizaine d’années, a changé de statut, aujourd’hui.  Il y a eu une croissance démographique, et la ville a gagné tous les coins de l’arrondissement. En plus, cet arrondissement deviendra, bientôt, le nouveau centre administratif de la capitale. Yaoundé 1er peut se targuer d’être un modèle à imiter  du vivre-ensemble. Les communautés venues des dix régions y vivent, en paix. J’invite par conséquent les jeunes de cet arrondissement à cultiver l’acceptation de l’ autre et la tolérance. Je les invite aussi à s’adapter au nouveau concept imposant le brassage culturel, ethnique et linguistique, comme le recommande  le président Paul Biya ». 

Emmanuel Nana:  « Nous travaillons, sans bavarder »

Conseiller municipal

« A Yaoundé 1er  , nous fonctionnons sur la base d’un plan de développement communal, élaboré par des experts. C’est une commune qui se porte bien, malgré des soubresauts et des bobards  que font circuler nos détracteurs. On accuse le m aire de bloquer le chantier de construction de notre hôtel de ville. Ceux qui dénigrent ainsi le patron de l’exécutif communal ignorent que ce marché avait été confié par avis d’appel par d’offres du Feicom, à une entreprise sans assise financière solide. Le maire ayant constaté l’arrêt des travaux, s’est battu pour que cette entreprise soit sanctionnée. Nous tenons à notre hôtel de ville, et nous l’aurons. Le conseil municipal et son maire travaillent, sans bavarder.»

 Sa Majesté Jean-Jacques Ekobena: « Nous vivons en harmonie »

Chef traditionnel de Djoungolo I

« Notre chefferie a une particularité : les autochtones ne sont plus nombreux. La chefferie est devenue un milieu cosmopolite. Ses populations vivent en harmonie, sans discrimination. Notre territoire abrite de nombreuses administrations publiques. Comme les services du gouverneur, la préfecture et la sous-préfecture. Même le ministère des Relations extérieures et l’immeuble-siège de la CRTV radio, se trouvent à Djoungolo I ».