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Eric Vincent FOMO | 13-09-2017 17:17

 

pomme

Ces tubercules entrant dans la composition de plusieurs mets, permettent à l’économie locale de tourner.

La pomme de terre. A l’évocation de ce tubercule, les habitants de l’arrondissement de Batcham, avec  spontanéité, vous orientent vers Bangang. Sur les flancs du mont Bamboutos, qui se trouve dans ce groupement, des champs de culture d’ail, de chou, carotte, oignon et surtout de pomme de terre,  s’étendent à perte de vue. C’est avec orgueil que Jules, élite de cette localité, affirme : « Quand on parle au Cameroun de pomme de terre, la référence c’est  Bangang. Au pied du mont Bamboutos, diverses variétés de pomme de terre y réussissent.  Ces pommes sont très farineuses. »  Le sous-préfet abonde dans le même sens, en présentant la pomme de terre de Bangang comme  étant « la mine d’or agricole qui impulse le développement de Batcham. »


En attendant que la route de désenclavement soit finalisée, des camions qui affluent dans cette localité repartent chargés de sacs de cette spéculation, écoulée ensuite dans les grandes métropoles et même dans les pays voisins comme le Gabon, la Guinée-équatoriale, etc. Selon une élite locale, « beaucoup d’agriculteurs se sont enrichis en vendant les pommes de terre de Bangang au Gabon. Cela nous permet d’envoyer les enfants à l’école, et de contribuer au développement ». C’est avec aisance qu’un restaurateur, cite les divers plats concoctés à base de la pomme de terre : « pommes sautées simples, pommes rôties au bois, que vous pouvez consommer avec des avocats. Il y a aussi les pommes pilées avec du haricot noir ». D’après ce restaurateur, la saveur particulière des pommes de terre de Bangang, incite les consommateurs à revenir.