Economie

Alliance NYOBIA | 14-09-2017 01:03

 La structure, dont le centre de captage est implanté sur le fleuve Moungo du côté de Bonabéri, fournit 150 000 m3 d’eau par jour

 

yato

Le projet Yato, au final, ce sont deux articulations : Yato I et Yato II, qui fournissent en tout 150.000 mètres cubes d’eau par jour au bénéfice de Douala depuis leur entrée en service. C’est évidemment la plus grosse structure de production d’eau potable dans la capitale économique, celle dont l’avènement a radicalement changé la donne dans une ville qui a longtemps souffert de la « sècheresse » des robinets. Les populations ont enregistré une amélioration de leur quotidien, surtout quand, avec son entrée en production industrielle en 2014, Yato II a fait passer la fourniture de Douala de 160.000 à 260.000 m3/jour.
Le centre de captage, qui s’alimente de l’eau du fleuve Moungo, comprend trois pompes qui traitent en tout 5000 m3 d’eau par heure, selon un technicien de l’entreprise. Yato I et II, d’un coût total de 65 milliards de F, dont 55 milliards pour la seule seconde phase, apparaît donc bien comme le château d’eau de Douala. Une comparaison avec les autres sources d’approvisionnement d’eau potable permet de l’établir aisément.
En effet, parlant de l’approvisionnement de la capitale économique, la Camwater a par exemple réceptionné, depuis le mois d’août 2016, 11 forages industriels réalisés à travers la ville. Financés sur fonds propres pour deux milliards de francs, ces ouvrages ont une capacité de production de 50 000 m3/j – capacité déjà injectée au réseau de distribution.
L’infrastructure de Yato fournit également bien plus que l’usine de traitement d’eau potable de Japoma, qui apporte certes 50.000 m3 d’eau potable par jour, et plus aussi que la production issue des bâches à eau, 116 en tout, réparties dans les quartiers situés à la périphérie du réseau de distribution d’eau potable – ces bâches, sorte de containers, sont alimentées, depuis le 22 décembre 2016, par des camions-citernes acquis et consacrés à cet usage.
Il faut ajouter que la construction de l’usine, dans ses deux phases, est allée de pair avec l’érection de châteaux d’eau dans la ville. Un aux abords du siège de la Camwater à Koumassi, d’une capacité de 100m3, et deux autres, à Logbessou et à Nyalla, pouvant contenir 3000m3 chacun.