Economie
Augustine Stéphanie HELES (stagiaire) | 18-09-2017 07:40

xx12087_P_15_ph2_Femmes

Auprès des artisans ou dans les prêt-à-porter, ces accessoires de mode fabriqués au Cameroun se vendent bien

Les boutiques d’exposition d’objets d’art ne cessent de se multiplier dans la ville de Yaoundé. Et les sacs à main en paille gagnent de plus en plus de place dans ces espaces commerciaux.« Parmi tous mes produits, les sacs à main passent bien. C’est pourquoi ils occupent la moitié de la boutique », affirme Saidou, artisan.Une véritable attraction pour les femmes. La vente se fait dans la plupart du temps en gros. « Les clients viennent de la GuinéeEquatoriale et du Tchad pour passer leurs commandes. Au début, j’avais des commandes de 10 à 15 pièces. Maintenant je reçois les demandes à partir de 50 pièces. Ma boutique me sert beaucoup plus de vitrine pour faire voir mes produits » souligne Mouhamadou, artisan au centre artisanal de Tsinga. Cela n’exclut tout de même pas la vente en détail.

Les prix varient entre 2000 et 20000F en fonction de la taille de la pièce. Les modèles changent d’un artisan à un autre, chacun cherchant à proposer une coupe unique pour pouvoir vendre. Pour ce faire, il faut miser sur la créativité. Mouhamadou et son équipe constituée de deux personnes confectionnent 35 à 40 sacs par semaine. Le temps moyen pour fabriquer un sac est de deuxheures. Les sacs qui ressortent après le tissage sont en majorité les portes monnaie, des pochettes, des fourre-tout. Pour Sandrine Bidias, cliente, l’existence de ces sacs est une découverte importante pour elle. « J’aime être africaine même dans mes choix vestimentaires. Depuis que j’ai découvert ce style de sac en décembre dernier j’en ai déjà acheté six et je ne vais pas m’arrêter là ».