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Laetizia TAKAM (Stagiaire) | 21-09-2017 09:31

C’est l’objectif du projet Protex-cam dans la filière coton-textile-confection

 

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«L’objectif de l’atelier est de professionnaliser les métiers de l’industrie de la mode camerounaise. Quand on se retrouve à un stade artisanal, on a du mal à vendre en grandes quantités. Donc il y a beaucoup de travail à faire avec ces jeunes. Cela va de la création du modèle jusqu’à la commercialisation.» C’est en ces termes que s’est exprimée Caroline Sack Kendem, promotrice de la marque de collants « Rouge papaye », lors d’une conférence qui a réuni récemment plusieurs jeunes fashion designers et des créateurs camerounais reconnus à l’étranger, comme Kibonen Nfi.


On retient de la réunion que le Cameroun n’a pas encore intégré la mode comme secteur économique à part entière, générateur de revenus. C’est grâce à la relance de la filière coton-textile-confection (CTC) par le gouvernement qu’on observe une amélioration. Parmi les nombreux problèmes relevés au cours de cette conférence sur l’industrie de la mode camerounaise, le manque criard de production, associé à la gradation, sont les plus cités. Gradation dans le sens où les vêtements ne sont pas confectionnés pour toutes les tailles, ce qui rend le marché artisanal. Les marques locales ne produisent pas beaucoup, elles perdent donc de l’argent et du temps.


Le projet Protex-cam vient ainsi donner une nouvelle vision à cette industrie menacée d’abord par le développement de la friperie, qui vient ronger la marge des créateurs locaux avec ses prix bas ; ensuite par le coût élevé des droits de douane, qui réduit le taux d’importation des intrants et l’ouverture au marché extérieur.
La formation offerte par Protex-cam consistera donc à offrir aux débutants une plateforme pour approfondir leur savoir-faire et leur donner une possibilité de travailler pour les meilleures maisons de couture.