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Eric ELOUGA | 26-09-2017 13:45

Après la prise de service des entreprises, les premières actions se précisent sur les différents sites et les aspects connexes sont amorcés.

Antonio Prata, le directeur de projet de la branche Afrique de Mota-Engil, et coordonnateur des travaux de réhabilitation du stade de Roumde Adja et son annexe, ainsi que de la construction d’un hôtel 4 étoiles par cette entreprise, a multiplié les déplacements à Garoua ces dernières semaines. Alors que la phase d’installation sur les sites est pratiquement achevée, et les derniers aspects administratifs des dispositions contractuelles avec le gouvernement en cours de finalisation, les travaux proprement dits vont pouvoir commencer. Etape décisive, la fermeture complète du stade dès cette semaine, après le dernier match à domicile de championnat de Coton Sport de Garoua. Elle devrait permettre d’engager la phase des études pour déterminer tous les contours des travaux et la consistance du projet.

garoua


Pour autant, le directeur du projet explique que le chantier a déjà démarré. « Dès la signature du contrat le 11 août dernier, on considère le chronomètre déjà engagé », avance Antonio Prata. Par exemple, à mesure que la sécurisation des sites avançait, l’entreprise a surtout mis les derniers jours à profit pour rencontrer différentes structures partenaires au projet. Des autorités administratives de la région aux responsables municipaux, en passant par les entreprises concessionnaires des réseaux (ENEO, CDE, CAMTEL, etc), le travail de balisage a été effectué.


De la même façon, Mota-Engil a déjà pris langue avec de nombreuses sociétés, basées à Garoua avec lesquelles il devrait travailler sur les trois chantiers. « Pour ce qui concerne le gros œuvre, la structure, nous allons tout faire sur place afin que le projet respecte aussi l’impact social attendu sur place en termes d’emplois et d’économie locale, explique le directeur du projet. En dehors du fer qui vient de Douala, les autres matériaux comme le ciment, le gravier seront achetés sur place ». Seule la phase de finitions devrait nécessiter des matériaux commandés à l’extérieur, comme le gazon. Mais sinon, pas de préfabriqués prévus pour Garoua, qu’il s’agisse du stade ou de l’hôtel. La fin des études déterminera les besoins en personnels, mais d’ores et déjà, l’entreprise garantit que plus de 90% de la ressource humaine sera camerounaise, qu’il s’agisse des sous-traitants ou des manœuvres qui seront recrutés directement. Et, afin que le délai de 15 mois puisse être respecté, le projet a choisi d’affecter un de ses cadres au « time keeping », de manière à pouvoir réajuster en temps réel, tout retard ou situation imprévue pouvant affecter le calendrier arrêté.