Politique
Paul EBOA | 16-10-2017 14:47

 Le  ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti  Assomo, a rendu visite aux victimes vendredi dernier, à l’hôpital militaire de Douala

 

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Le gouvernement n’abandonne pas les blessés des  incidents survenus le 1er octobre denier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo a tenu à les réconforter vendredi dernier, à  l’hôpital militaire de Douala .
Les populations des deux régions avaient pourtant été suffisamment sensibilisées pour éviter de s’exposer aux risques inutiles. Malheureusement, certaines personnes ont prêté l’oreille aux sirènes des aventuriers qui  tentaient de diviser le Cameroun en créant  un Etat fantoche. Armées de fusils de chasse, de gourdins  et divers projectiles comme l’attestent les impacts relevés sur les blessés,  des fauteurs de troubles ont commis de multiples abus provoquant ainsi des affrontements avec des forces de sécurité. Lesquels se sont soldés par des blessés du côté des militaires et des assaillants.
Qu’ils aient appartenu aux forces de sécurité ou qu’ils aient relevé du camp des assaillants, tous les blessés ont été conduits à  l’hôpital militaire pour certains et pour d’autres à l’hôpital général de Douala et pris en charge par l’Etat. Le colonel-médecin Abeng Mbozo’o, directeur de l’hôpital militaire de Douala, indique que « certains assaillants blessés craignaient d’être soignés aux frais de l’Etat . Ils ont été mis en confiance. Ceux qui sont déjà guéris ont été raccompagnés chez eux au même titre que les militaires. » Il n’est pas superflu de noter que l’hôpital militaire de Douala a dû installer une infirmerie à Tombel pour administrer les premiers soins aux blessés et  référer les cas les plus préoccupants à Douala. L’infirmerie de Tombel a probablement dû accueillir le plus grand nombre de blessés. Certains blessés continuent de subir des soins à l’hôpital militaire. Certains pour quelques jours. D’autres pour quelques semaines compte tenu du traitement administré à chacun d’eux. Pour les uns et les autres, le danger est cependant écarté. Le colonel-médecin Abeng Mbozo’o est formel. Tous quitteront l’hôpital, le moment venu, complètement guéris.
Au moment où Joseph Beti Assomo quittait l’hôpital militaire de Douala, 13 militaires blessés y subissaient encore des soins de même qu’un assaillant. Tandis que quatre blessés avaient déjà été guéris.