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Rita DIBA | 10-01-2018 11:22

Des débouchés explorés lors de la sortie de la première promotion en technologie de soudage mercredi à l’amphi 100 de l’ENSET.

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En 1993 lors de la construction du pipeline Tchad-Cameroun, on fait appel à des soudeurs camerounais. Mais ils vont échouer aux tests et une main-d’oeuvre étrangère sera recrutée. Cet épisode a été rappelé mercredi 3 janvier 2018 par le Pr. Paul Kah, professeur de technologie de soudure à Lappeenranta University of Technology (LUT) en Finlande, pays reconnu pour son expertise dans le domaine.

Le Pr. Kah est à l’origine du partenariat entre LUT et l’université de Douala (UDLA), signé le 24 mai 2013.

Partenariat dont le résultat le plus concret est la formation en technologie de soudage de six mois à l’Ecole normale supérieure de l’Enseignement technique (ENSET) entre 2015 et 2016. La toute première promotion, une quinzaine de professionnels, a reçu ses attestations de fin de formation mercredi.

Cette formation, mondialement reçue, donne droit au certificat « International Welding Specialist » (IWS). Fait qu’a souligné le Pr. Léandre Nneme Nneme, directeur de l’ENSET. Il rappellera l’objectif de la formation : « L’accroissement des performances et de la productivité des entreprises.

Ces parchemins vous permettront d’être compétitifs sur les plans national et international. » Et de son côté, Paul Kah, par ailleurs président de l’Association camerounaise de soudure ou la Cameroon Welding Association (CWA) a rappelé l’importance de la soudure dans les impératifs de développement d’un pays. « La soudure intervient dans les secteurs de la défense, du transport maritime, ferroviaire, de l’agriculture, de la santé, de la construction d’infrastructures, etc. Sans soudure, on ne peut pas construire ce pays. Ça va aider à créer des emplois, notamment dans les grands projets.

Les entreprises pourront améliorer leur technologie et s’arrimer aux standards internationaux. » Quant au recteur de l’université de Douala, le Pr François-Xavier Etoa, il est revenu sur l’un des points du partenariat, l’élaboration commune des programmes de formation par l’institution dont il a la charge, les entreprises et LUT. D’ailleurs, la convention LUT–UDLA a aussi donné lieu, comme prévu dans les termes du partenariat, à un enrichissement mutuel de savoir-faire, et deux doctorants, enseignants de l’ENSET se trouvent actuellement en Finlande.

On n’oublie pas le don fait par LUT au laboratoire de Génie mécanique de l’ENSET. Le recteur a aussi profité de l’occasion pour annoncer le lancement d’une nouvelle session de formation qui sera sanctionnée par le certificat « International Welding Practitioner ».