xx16788_wP_16_PH02_laur_ats

Societe
Eric Vincent FOMO | 26-02-2018 13:50

Les ministres de la Santé publique, et de l’Enseignement supérieur, ont pris part à la remise des diplômes vendredi dernier à Bangangté.

Cérémonie festive vendredi dernier au campus de l’Institut supérieur des sciences de la santé (Isss), l’un des établissements de l’université des Montagnes (UDM) à Banekane dans le département du Ndé. A l’occasion de la remise des diplômes à près de 700 étudiants de médecine, pharmacie, chirurgie dentaire, sciences médico-sanitaires et vétérinaires arrivés en fin de formation depuis bientôt quatre ans pour certains.

L’évènement était présidé par le ministre de l’Enseignement supérieure qu’assistait le ministre de la Santé publique. Occasion choisie par les dirigeants de l’UDM, pour rappeler la genèse de cet université, le chemin parcouru et l’âge de la maturité qui vient d’être atteint, eu égard à ses 18 ans de vie (l’UDM a été créée en 2000).

Henri Njomgang, président de l’Association pour l’éducation et le développement (AED), qui chapeaute l’UDM, demande aux lauréats de traduire par les actes et au quotidien la devise de l’UDM qui est de « toujours rechercher l’excellence ». Pour le président de l’UDM, Pr Lazare Kaptue, l’UDM a aujourd’hui atteint l’âge de la maturité et peut valablement s’affranchir de la tutelle de l’université de Yaoundé I qui n’a pas fait défaut jusqu’à ce jour.

Aux lauréats, le Pr Lazare Kaptue demande d’aller « conquérir le monde. » Le Pr Maurice Aurélien Sosso, recteur de l’université de Yaoundé I se réjouit, lui, de voir les promus du jour recevoir leurs diplômes et promet que l’institution qu’il dirige donnera toujours le meilleur d’elle-même pour encadrer académiquement l’ISSS.

Le ministre de la Santé, André Mama Fouda, tout en félicitant l’UDM pour les bâtiments qui sortent de terre aujourd’hui, après sa dernière visite en 2016, reconnaît que cette université apporte un impact indéniable dans l’Enseignement supérieur au Cameroun.

Il encourage le corps professoral d’aller de l’avant en tenant la barre toujours plus haute. Aux lauréats, André Mama Fouda rappelle que leur mission n’est pas une sinécure. Ils seront constamment sollicités et troublés dans leurs heures de loisirs, de jour comme de nuit, et devront s’atteler à redonner du sourire à des personnes qui l’ont perdu à cause de a maladie.

Pour le faire, ils devront être disponibles car c’est cela qui fait la beauté de leur métier qui est assez exigeant. Ils ont à cet effet prêté serment pour se mettre au service de leur prochain.

Le Pr Jacques Fame Ndongo, lui, rappelle aux étudiants que les diplômes qu’ils reçoivent représentent la consécration de plusieurs années de travaux personnels et intensifs, d’efforts inlassables grâce auxquels ils ont reçu des savoirs indubitables (savoir-savant, savoir-être, savoiragir, savoir-faire, savoir-communiquer) qui seront indispensables pour mener à bien les tâches qui leur seront confiées.

Selon le Minesup, leurs diplômes ne seront jugés que dans la mesure où ils seront justifiés par des résultats professionnels remarquables. Deux lauréats, Joël Igor Kamla Fontsing (médecine) et Elsa Sonkeng Tiwa (chirurgie dentaire), majors des majors, ont reçu des prix spéciaux du ministre de la Santé.