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Mireille ONANA MEBENGA | 07-03-2018 05:19

 Construction de nouveaux bâtiments et réhabilitation de la morgue entre autres travaux récents.

L’hôpital de Nylon, situé dans l’arrondissement de Douala 3e, renaît peu à peu de ses cendres. La formation sanitaire qui accusait naguère un délabrement avancé retrouve des couleurs depuis bientôt trois mois grâce à un partenariat public-privé impulsé par sa direction.

L’hôpital se présente désormais comme une « clinique publique ». Il s’agit, d’après son directeur le Dr Noel Essomba, d’offrir les conditions d’accueil, de prise en charge et d’hospitalisation les plus pointues.

Premier combat mené pour redorer le blason de la formation sanitaire, la lutte contre les odeurs. Toutes les toilettes et autres conduits ont été réhabilités, sept personnes ont été recrutées pour assurer l’hygiène et la salubrité au moins trois fois par jour.

En outre, toutes les chambres ont été  ventilées, la literie de 105 lits a été changée, ainsi que les matelas. Le service qui abrite les consultations externes, adultes, pédiatrie et visites prénatales, a été climatisé.

A la morgue, les familles peuvent désormais se recueillir à la petite chapelle qui a été aménagée. Les personnes dans la peine ont également où s’asseoir à l’abri du soleil, sous des tentes provisoires installées juste à l’entrée du service.

L’incinérateur, pour la gestion des déchets hospitaliers, a été remis en service et un système d’informatisation a été installé pour une meilleure gestion des entrées caisses au quotidien. Enfin, la direction de l’hôpital a renforcé la sécurité, notamment dans le service de la maternité.

Pour le Dr Essomba, il n’est pas question d’entendre parler de vol de bébé dans l’hôpital. Des barrières de contrôle ont été érigées à plusieurs niveaux et des cameras de vidéo surveillance permettent de contrôler entrées et sorties.

Sur un autre plan, il faut relever qu’un appui du ministère de la Santé publique a permis de réhabiliter la clôture vieillissante. Toujours dans le même ordre d’idées, une unité de lutte contre la corruption, rattachée à la Conac, a été réactivée au sein de la formation sanitaire. Son rôle princioal est de veiller à ce que tout soit fait selon les règles de l’art.

Cela dit, il faut aussi veiller à ce que les ressources humaines soient aussi de qualité. La direction de l’hôpital admet certes que de nombreuses fautes ont été détectées, et leurs auteurs passés au conseil de discipline.

« Il n’y a pas de risque zéro, indique le Dr Essomba. Mais il est question ici d’avoir une même vision pour le bien-être des populations de cet arrondissement sur le plan sanitaire ».