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Assiatou NGAPOUT M. | 22-03-2018 07:47

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Les premières journées portes ouvertes organisées le 14 mars dernier en son siège à Yaoundé, afin de mieux faire connaître son expertise au public.

L’air émerveillé, Sarah Alexandra Djon scrute les différents schémas cartographiques affichés dans les stands. L’étudiante de 3e année géographie à la Faculté des arts, lettres et sciences humaines de l’université de Yaoundé I est depuis toujours passionnée de la cartographie.

  « Je souhaiterais plus tard me spécialiser dans ce domaine et cette journée me permet d’approfondir mes connaissances, de mieux m’orienter et de me projeter », révèle-t-elle.

Comme elle, ils étaient nombreux, étudiants, professionnels et administrateurs publics à prendre d’assaut le siège de l’Institut national de la cartographie (INC) le 14 mars dernier à Yaoundé.

C’était à l’occasion des premières Journées portes ouvertes de l’institution avec pour thème : « L’information géographique au service du développement du territoire national ». A cette occasion, le directeur général, Martin Mbotta Elimbi, a fait savoir que les réalisations de l’INC demeurent mal connues du public et même, d’une partie de sa clientèle constituée en majorité des administrations publiques.

En vue d’améliorer son image de marque et de mieux faire connaître son expertise, l’INC a fait découvrir son savoir-faire à travers ce grand moment de communication et d’échanges avec ses différents publics. Car, la cartographie est un outil efficace de gestion du territoire et un formidable instrument de planification spatiale des activités. Elle permet non seulement d’avoir une vue globale et détaillée du territoire, mais aussi de contrôler et de suivre l’évolution des activités qui s’y déroulent », a souligné le patron de l’INC.

L’institut est confronté à de nombreux défis notamment celui de « faire la cartographie moderne (numérique) du Cameroun car nous sommes actuellement à seulement 10% de sa réalisation. Face au déficit en matière de personnel, il devient important de former des Camerounais à des productions cartographiques.

Cette discipline regorge de métiers comme les topographes, cartographes, géodésiens et photogrammètres », a ajouté Martin Mbotta Elimbi. Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Dr Madeleine Tchuinte, en visite de travail dans les locaux de l’INC, a insisté sur  le rôle de cette institution.