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Honoré FEUKOUO | 08-05-2018 11:03

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Le ministre de la Santé publique  a prescrit à l’entreprise Alliances d’accélérer les travaux qui ont connu un léger retard.

Sur le site abritant l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Bafoussam en construction, une quinzaine de bâtiments sortent progressivement de terre. C’est la première observation qui frappe le ministre de la Santé publique, ce mercredi 02 mai 2018, en pleine visite du chantier.

Patiemment, en un peu plus de deux heures, André Mama Fouda a inspecté et évalué l’ouvrage en deux étapes. D’abord la découverte du chantier. Plan en main, l’ingénieur et le directeur de l’entreprise Alliances en charge des travaux, vont présenter au Minsanté et au gouverneur Augustine Awa Fonka qui l’accompagnait, les bâtiments en construction, les fondations entamées et les emplacements devant abriter les dernières constructions.

Prévu initialement pour être réalisé en 18 mois, et programmé dans le Plan d’urgence triennal pour contribuer à l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035, le chantier a traîné en raison de quelques difficultés rencontrées sur le terrain. La nappe souterraine perturbait les fondations sur environ 5 bâtiments et les inondations retardaient le travail.

Pendant la réunion qui a meublé la deuxième étape, les orientations techniques ont été arrêtées pour protéger les pieds des bâtiments et permettre aussi d’évacuer sereinement les eaux qui ruissellent même en saison sèche.

Le centre hospitalier gynéco-obstétrique et pédiatrique de Bafoussam, situé dans le voisinage du stade omnisports de Bafoussam, en plus de contribuer à la réduction de la mortalité en permanence, va aussi servir dans le cadre de la CAN 2019. L’accélération des travaux devenant de ce fait une urgence.

Le Minsanté a recommandé à l’entreprise Alliances de doubler ses effectifs pour avoir au moins 200 employés déployés sur le site. « Certes, on arrive à une phase où il faut que ce soit les ouvriers un peu plus professionnels, puisqu’il s’agit de monter les murs, faire des coffrages (…), mais, il faut augmenter les effectifs.

J’ai  encore bon espoir que le gros œuvre qui aujourd’hui est entre 35% et 38%, puisse être totalement achevé pour la fin de l’année, tel que nous attaquions maintenant la phase du second œuvre et la pose des équipements », précise André Mama Fouda.

Ce chantier, budgétisé au départ à 15 milliards de Fcfa, ne connaîtra aucun retard lié au financement, ajoute le ministre de la Santé, en promettant à l’entreprise que les décomptes qu’ils émettront vont être aussitôt réglés.