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Elise ZIEMINE NGOUMOU | 03-08-2018 13:23

 Esther Tryphose Afana epse Kimbaloula est 5e adjoint en charge de l’éducation et de la jeunesse, dans cette commune française.

Elle est de ceux à qui on s’attache au premier contact. Sympathique  et très facile à aborder, Esther Tryphose Afana épse Kimbaloula a de nombreuses qualités qui parlent à son avantage. C’est peut-être ce qui a valu à cette Franco-Camerounaise et ostéopathe de formation, d’être adoptée par un homme politique français de droite.

« Il était venu pour une consultation sans avoir au préalable pris rendez-vous. Je l’ai reçu et c’est ainsi qu’il a demandé si je pouvais intégrer sa liste pour les élections municipales », raconte-t-elle, en souriant.

Jeune femme engagée et pleine d’ambitions, Esther Tryphose Afana epse  Kimbaloula ne dit pas non. La politique n’est pas son affaire mais elle fait partie des dames qui osent, qui n’ont peur de rien. Loin de Sangmelima, sa ville natale, elle se lance alors qu’elle est la seule africaine de l’aventure.

Et contre toute attente, la liste de l’actuel maire, Guillaume Delbar remporte les élections dans cette mairie traditionnellement de gauche. En 2014, Esther Tryphose Afana epse  Kimbaloula devient ainsi, 5e adjoint au maire, en charge  de l’éducation et de la jeunesse.

Et quatre ans plus tard, elle mouille le maillot comme au premier jour. « Roubaix est une ville jeune. 25% de la population a moins de 20 ans. Il y a plusieurs écoles primaires. Donc je m’occupe du fonctionnement de toutes ces écoles, de la restauration scolaire…

Dans l’ensemble, je travaille pour le développement de la scolarité et du bien-être des jeunes dans la ville. S’occuper des jeunes de Roubaix c’est comme s’occuper de ceux du tiers monde. Car il y a beaucoup d’émigrés », explique-t-elle. Et ce n’est pas sans difficultés. Mais d’après  cette  mère de famille, les choses ne sont pas faciles aussi bien pour les Français que pour ceux qui viennent d’ailleurs.

Pour s’en sortir, toute personne devrait penser à faire mieux que les autres à son lieu de service. Surtout lorsqu’on est femme. « Une position politique quel que soit le lieu, s’arrache », martèle-t-elle.

Au-delà de ses fonctions de 5e adjoint au maire, la Franco-Camerounaise  est une passionnée d’ostéopathie. Concrètement, elle s’occupe des soucis articulaires de personnes à Roubaix en France et a également ouvert un Cabinet médical y relatif à à Nkol-Anga sur la route de Mfou, pour ses frères et sœurs.

Question de vulgariser cette approche de la médecine visant ceux qui ne peuvent plus prendre des médicaments pour soulager leurs problèmes articulaires.