Les travaux d’aménagement de la route Mbéré-Ngaoundéré, longue de 89 km dans l’Adamaoua, ont été réceptionnés définitivement les 1er et 2 octobre 2018, à l’issue d’une visite d’inspection interministérielle et en présence des représentants de l’entreprise chargée des travaux.

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A la suite du constat effectué par l’équipe composée des responsables des Ministères des Travaux publics, de l’Economie, la Planification et de l’Aménagement du Territoire, des Marchés publics, de la Cellule Banque Africaine de Développement-Banque Mondiale et du Laboratoire National du Génie civil, la commission a prononcé la réception définitive de ces prestations réalisées à hauteur de 41. 425. 436. 802,36 F CFA, financés par le Gouvernement camerounais et la Banque mondiale. La Mission de contrôle Egis International/Egis Cameroun chargée du contrôle et de la surveillance des prestations, a travaillé pour 1. 577. 043. 209 F CFA déboursés par le Gouvernement camerounais et la Banque mondiale.

La commission a en effet procédé les 1er et 2 octobre derniers, à la visite du chantier de façon générale en partant de Ngaoundéré à Mbéré puis s’est arrêté sur plusieurs points singuliers sur le chemin retour de Mbéré à Ngaoundéré. Y faisant suite, et en application des dispositions de l’article 42.1 du CCAG, elle s’est rassurée que toutes les malfaçons relevées par la mission de contrôle et notifiées à l’entreprise ont été corrigées. Les installations de l’entreprise tout comme la carrière ont été visitées afin de constater la clôture environnementale du chantier qui sur ce volet a permis de planter 120 arbres; d’aménager 8 km d’accès à des sites touristiques ; de construire 1500 m de murs de protection de cour d’école et la construction de 30 dalles de séchage de produits agricoles.

Les travaux réalisés sur la troisième section de la route Garoua_boulai – Ngaoundéré sont complètement achevés. Concrètement, le groupement Andrade/Gutierrez, chargé de l’exécution de la construction de l’axe Mbéré-Ngaoundéré a procédé à  l’aménagement de la route en route bitumée sur 89 km avec une chaussée de 7 m de large avec deux accotements de 1,5 m chacun et la construction des dalots en béton armé. Pour cette route bitumée, l’entreprise y a posé une couche de forme de 30 cm en grave latéritique naturelle; une Couche de fondation de 30 cm en grave latéritique naturelle; une couche de base de 20 cm en grave concassée 0/31.5 ; une couche de roulement de 5 cm en béton bitumineux; des accotements revêtus par un enduit superficiel. En respect aux exigences du code de la route, l’on a pu noter que la pose de la signalisation verticale et horizontale tout comme l’aménagement du rond-point de Ngaoundéré et  la construction des ouvrages d’assainissement (avec engazonnement des talus de grande hauteur) ont été réalisés. S’agissant de la construction des ouvrages d’art de longueur, on retrouve au Point kilométrique 226 + 600 un point de 46 mètres linéaires sur la Vina, un autre au Point kilométrique 163+999 long de 16 ml sur le Mayo Bali bis et enfin, le dernier au niveau de Djouroum, long de 16 ml au Point kilométrique 222 + 671.

Selon les objectifs assignés à ce projet, il contribuera Contribuer au renforcement de l’intégration économique et de la coopération sous-régionale des pays membres de la CEMAC et de la CEEAC et

au désenclavement des pays de l’hinterland. Un peu plus loin encore, il permettre derenforcer l’union douanière au sein de la CEMAC ; d’améliorer le niveau de service des tronçons de route et de voie ferrées sur les corridors concernés, de lever les entraves à la circulation routière en vue de réduire les coûts généralisés du transport et promouvoir les échanges économiques entre le Cameroun, la RCA et le Tchad. Bien plus, on vise à améliorer la durabilité des investissements par le contrôle des charges à l’essieu  et l’amélioration des conditions de vie des populations de la zone du projet.

L’aménagement de cette route permettra donc sur le plan économique, de Préserver les investissements déjà réalisés ; de favoriser les échanges avec la République Centrafricaine, le Nigeria et le Tchad et de faciliter le mouvement des personnes et des produits de cette région (élevage). Sur le plan social, on assiste au désenclavement de cette région à forte densité de population et ç la Facilitation du brassage des populations. Le plan politique verra le renforcement de l’unité nationale par l’établissement des liaisons permanentes avec le Sud Cameroun et une meilleure répartition des investissements  routiers sur l’étendue du territoire national.