Ouest : Agropole lance la culture du riz à Galim
Le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a engagé le développement de la culture du riz pluvial à Galim, à travers son programme Agropole, destiné à soutenir des exploitations de petites et moyennes importances agricoles.
Il a été lancé officiellement le 13 septembre 2013 dans cette localité, jusque là reconnue à l’Ouest comme zone par excellence de production de maïs et de haricot. Ses nombreux prix de meilleur producteur de ces vivres à plusieurs mini comices agropastoraux en témoignent.
8 groupes de producteurs se sont lancés dans la production du riz pluvial. « Actuellement, nous avons 120 ha de riz pluvial et 400 tonnes de paddy issus de la précédente campagne, stockés au magasin. » Informe Désiré Nkepseu du Gic APMO (Agriculteurs Polyvalents et Modernes de L’Ouest), promoteur de la riziculture à Galim.
Obstacles
A la question de savoir pourquoi avoir choisi de produire du riz, quand on sait que c’est le maïs qui fait leur force, Désiré explique: « Les variétés de riz que nous produisons ont un cycle court. Elles se pratiquent en première campagne de la saison des pluies. C’est une façon pour nous de maximiser notre production, car juste après la récolte du riz, nous produisons du maïs en seconde campagne. »
A travers le programme agropole, ils ont obtenus des machines et tracteurs agricoles pour produire tant en qualité qu’en quantité afin de transformer sur place. Le coût global de ce projet, selon les responsables du programme, est de 1 milliard 995 millions. L’appui du gouvernement est de 442 millions. L’objectif étant de produire 3500 tonnes par an. A cet effet, Désiré et ses camarades se sont engagés à produire du riz pluvial sur 600 hectares. Seulement, leur unité de transformation a une très faible capacité. Une tonne par heure.
Le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, présent à la cérémonie de lancement du programme Agropole leur a promis une autre unité un peu plus performante pour transformer facilement la production locale.
Promesses grouvernementales
A vrai dire, l’unité de transformation n’est pas la seule difficulté que rencontrent ces producteurs polyvalents. Ils doivent combattre au quotidien les oiseaux granivores dans les rizières, faire face au manque d’électricité, d’eau potable et surtout au mauvais état des routes.
Pour répondre à ces doléances le MINEPAT rassure: « Je souhaite que nous voyons grand cet embryon d’usine. Pour cela, il faut produire davantage. Je viens de demander que cette usine soit modernisée pour que le label riz Galim soit retrouvé partout au Cameroun et dans les pays voisins. Nous importons plus de 500 000 tonnes de riz par an, pour plus de 100 milliards de francs. La possibilité vous est donnée de produire beaucoup de riz à Galim et faire travailler les jeunes. L’eau, l’électricité et les routes, tout cela est compris dans le programme d’accompagnement de cet agropole. Les routes de collecte doivent être réhabilitées, en attendant le bitumage, pour faciliter l’évacuation des produits. L’occasion vous est donnée de gagner de l’argent. »
La cérémonie de lancement officiel de l’agropole de Galim s’est achevée par la consommation du riz.
Jean-Baptiste Ndemen