Construction du second pont sur le Wouri et travaux complémentaires. Le MINTP prescrit le respect des délais
Il ressort de la descente effectuée le mardi 10 mai 2016 sur le site de construction du second pont sur le Wouri par le Ministre des Travaux publics qu’accompagnait le Secrétaire d’Etat auprès du MINTP chargé des Routes, que l’avancement global des travaux de construction de cette importante infrastructure routière se situe à ce jour à 65%, pour une consommation des délais de 74,89%. Sur le terrain, la Ministre des Travaux publics, Maître d’ouvrage du projet a constaté que plusieurs opérations sont exécutées par le groupement d’entreprises en charge des travaux. Les travaux de fondation sont totalement achevés avec la réalisation de 82 pieux pour les appuis de l’ouvrage en rivière et sur les berges ; la construction des chevêtres et des voussoirs sur pile est en cours : six paires de chevêtres sur sept ont déjà été réalisées, ainsi que quatre paires de voussoirs sur les sept prévues. Les travaux de réalisation des différents tabliers suivent également leur cours ; 332,64m sur un total de 756 m de tablier du pont routier ont été réalisés et environ 328,24m de tablier du pont ferroviaire ont été réalisés, pour un total de 746m. Si les terrassements côté Bonabéri son en cours avec la mise en œuvre d’une couche de forme en pouzzolane sur une section de 120m de longueur, côté Deido, cette opération est aux arrêts du fait des problèmes liés à la libération des emprises. Pour ce qui est des travaux complémentaires dont le marché a été signé le 14 décembre 2015 et la notification du démarrage faite le 13 janvier 2016 pour la phase de conception, le démarrage des travaux est conditionné par la libération des emprises. Les études de conception ont été validées le 28 mars 2016 et la deuxième phase des expropriations est en phase d’instruction dans les services du premier Ministre. Pour mieux gérer les contraintes de délais liés à la réalisation de ces travaux, des ordres de service prescrivant le démarrage anticipé de certains travaux de la phase réalisation ont été notifiés à l’entreprise qui s’attèle actuellement à effectuer les démolitions, les travaux de terrassement là où l’emprise du projet est libérer, à réaliser les déviations provisoires, à exécuter des dalots, à réaliser des remblais et murs de soutènement et des passages inférieurs.
Deux sujets majeurs ont été abordés au cours de la séance de travail présidée par le Ministre des Travaux publics au terme de la visite des travaux de construction du second pont sur le Wouri et des travaux complémentaires y afférents, notamment : la libération des espaces par les riveraines et l’achèvement des travaux dans les délais. S’agissant du second point, on note qu’après présentation et analyse des plannings d’exécution des travaux par l’assistant au Maître d’ouvrage, il a été relevé qu’un retard de sept mois est à envisager pour le planning du marché de base (construction du second pont). Le planning des travaux des viaducs étant pratiquement incompressible au regard du taux d’avancement de la construction des voussoirs et le retard accusé dans l’exécution des fondations, du traitement du voussoir endommagé par l’incident survenu en début d’année 2015. La bonne exécution du planning des travaux complémentaires est quant à elle liée à la réussite des travaux prévus dans la période allant de janvier 2016 à juin 2016 et en fonction de la libération des emprises.
Les contraintes majeures qui se posent actuellement à l’exécution du projet sont relatives à l’indemnisation des biens impactés par les aménagements complémentaires et le déplacement des réseaux ENEO au niveau des passages inférieurs de la base Elf et du Port Autonome de Douala. Le Maître d’ouvrage a fortement recommandé à ENEO de déplacer lesdits réseaux avant le 17 mai 2016. Pour s’assurer de l’effectivité de la mise en œuvre des instructions formulées au cours de la réunion que présidait le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi en présence du Secrétaire général de la région du Littoral, une réunion spécifique sera présidée par le Secrétaire d’Etat, chargé des routes, dans les prochains jours, en présence de tous les acteurs de la place portuaire, dans le but de mieux organiser et de capitaliser les investissements faits par le gouvernement dans cette zone. Il y sera également abordé le problème d’assainissement de la zone portuaire et la cohabitation des investissements dans l’environnement du projet. Le Ministre des Travaux publics a par ailleurs instruit l’entreprise à produire un planning de compression des délais assorti de la note technique accompagnée d’un mémoire des dépenses justifiant les prestations envisagées dans un esprit d’efficience.
Corine ESSE
