Alain Atangana : l’éleveur tient ferme
| 05-06-2017 00:41
Malgré une conjoncture difficile, le licencié en comptabilité et gestion fait tourner son affaire
Alain Atangana, la trentaine, est propriétaire d’une ferme du côté de Lendi dans l’arrondissement de Douala 5e. Dans son installation, 1500 poussins qui seront maturité dans les prochains 45 jours et mis en vente. Faute de travail après ses études supérieures sanctionnées par une licence en comptabilité et gestion, il décide de se lancer dans les activités agro-pastorales que lui proposent les techniciens du Fonds national de l’emploi (FNE) où il a déposé des demandes.
Dans les activités que lui propose le FNE, il choisit la filière avicole et principalement l’élevage des poulets. Il a déjà quelques notions. Sa mère avait l’habitude d’élever quelques poulets pour la famille et c’est lui qui s’en occupait.
Après une étude de marché, il se rend compte que le l’offre est faible par rapport à la demande depuis que l’importation et la vente de poulet congelé a été interdite sur notre territoire.
En juillet 2015, il se lance définitivement, même s’il rencontre des difficultés. Aujourd’hui, Alain Atangana a deux employés dont le rôle est de nourrir les poussins, nettoyer leur environnement pour éviter toute maladie, etc.
Pour mener à bien son activité, le jeune fermier fait preuve de rigueur. Il a deux structures où il se ravitaille en œufs parentaux et en aliments. « Quand tu tombes sur de bons œufs parentaux, tu es sûr d’avoir des produits de qualité à la fin », explique-t-il. L’éleveur affirme aussi que ce n’est pas une activité facile : il faut vraiment suivre les bêtes, en prendre soin, faire venir régulièrement le vétérinaire pour s’assurer qu’il n’y a pas d’infection ou de potentiel épidémie...
Côté perspectives, le fermier compte mettre sur pied son propre réseau de distribution : pour lui, les revendeurs se font du beurre au détriment des fermiers-producteurs.
