Université de Ngaoundéré: la citadelle du savoir
| 12-07-2017 09:42
Créée en 1993, l’institution compte, à ce jour, une dizaine d’établissements, qui encadrent environ 35.000 étudiants
L’une des spécificités de l’arrondissement de Ngaoundéré III, c’est qu’il abrite l’université de Ngaoundéré. Située sur la nationale N°1, à la sortie nord de Ngaoundéré, cette université est née en 1993. Bâti sur une superficie de 1475 hectares, ce creuset du savoir compte aujourd’hui 10 établissements, dont cinq grandes écoles. Il y a l’Ecole nationale supérieure des sciences agro-industrielles (ENSAI), l’Institut universitaire de technologie (IUT), l’Ecole des sciences de médecine vétérinaire (ESMV), l’Ecole de géologie et d’exploitation minière (EGEM), qui est délocalisée à Meiganga dans le Mbéré et l’Ecole de génie-chimique, la dernière-née. Grâce à ces écoles, l’université forme des ingénieurs et des techniciens prêts pour le marché de l’emploi.
A côté des grandes écoles, fonctionnent autant de facultés. On recense ainsi la faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines (FALSH), la faculté des Sciences (FS), la faculté des Sciences économiques et de Gestion (FASEG), la faculté des Sciences de l’éducation et la faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP). Cette dernière faculté a depuis 2016 un démembrement à Garoua, région du Nord. La deuxième université au classement 2016 des institutions d’Etat, a vu son effectif décupler, ces dernières années. 368 enseignants distillent les savoirs, chacun dans son domaine aux 35000 étudiants régulièrement inscrits. Parmi ces étudiants, 6000 environ sont étrangers pour une majorité tchadienne. Logée au quartier Dang, à 15 kilomètres de la ville, cette institution a, en partie, favorisé la création de l’arrondissement de Ngaoundéré IIIème, en 2007. « Recevant davantage d’étudiants, il était impératif de doter cette localité d’une administration et d’une municipalité, pour mieux réguler les activités qui se sont développées autour du campus. », souligne Abbo Mohamadou, natif de Dang. Depuis le 05 juillet dernier, le Pr Florence Uphie Chinje, épouse Melo, a pris les rênes de cette université. Elle remplace le Pr Paul Henri Amvam Zollo, qui y a passé quatorze ans comme recteur.
