Gottlieb Lobe Monekosso !Une étoile qui s’éteint !!!
Une étoile qui s’éteint !!! C’est un homme dévoué à la santé et à la médecine qui nous quitte en ce jour du 19 novembre 2017. en cette matinée du 19 Novembre 2017, il est alors agé de 89 ans. A travers ses multiples casquettes de médecin, d’enseignant, d’écrivain, homme politique et fonctionnaire international, il est certainement l’une des personnalités africaines ayant le plus oeuvré à l’amélioration de la santé des populations. Hommage...
Gottlieb Lobe Monekosso nait le 13 Novembre 1928, il est originaire de Dibombari , dans la région du Littoral. Il fait ses études primaires et secondaires à l’école méthodiste de Tinubu, au Nigéria entre1935 à 1945. Il étudie par la suite à l’institut supreme de Yaba au Nigéria puis embrassera les études médicales dans la prestigieuse université de Londres. On est alors en 1948, et ce privilège n’est accordé qu’à très peu d’étudiants provenant d’Afrique anglophone. Il poursuit alors une spécialisation en médecine interne et médecine tropicale et en chirurgie, jusqu’à l’obtention de son doctorat en 1957. Il est alors admis à l’académie r o y a l e d e s médecins.
Il retourne en Afrique, ou pendant quatre ans il est chargé de cours respectivement au CHU d’Ibadan, à l’institut universitaire Makenere à kampala, puis à l’université des antilles en Jamaique. Il passe maitre de conférences en 1961, et Professeur en 1963, il est alors chef de département de médecine à la faculté de médecine de Lagos, nouvellement créée. cinq ans plus tard, il est appelé à la gouvernance universitaire, en occupant le poste de Doyen de la faculté de médecine de Dar-Es-Salamn en Tanzanie. Il est alors sollicité par les autorités camerounaises pour diriger le Centre universitaire des sciences et de la santé (CUSS) en cours de création. Il s’acquittera de cette tache avec brio, entre 1969 et 1978.

C’est fort de cette expérience qu’il changera de carrière à partir de 1980, il intègre alors les effectifs de l’organisation mondiale de la santé en contexte post Alma Ata. Il est tout d’abord représentant de l’OMS pour les régions Jamaique et Antilles du Nord. en 1985, il est appelé à exercer comme Directeur régional de l’OMS zone Afrique. Pendant 10 années consécutives, il s’attele à mettre en oeuvre les résolutions issues de l’initiative de Bamako, à travers la décentralisation du secteur de la santé et la mise en place des districts de santé, visant à rapprocher les popualtions de s soins de santé. Il oeuvre également pendant cette période à la mise en place des premiers programmes de lutte contre le
Sida en Afrique, alors que la pathologie vient d’etre découverte et cause des ravages sur le continent.
Parrallèlement, il est pendant kla meme période membre du comité exécutif de l’OMS, et conseiller à l’Union Africaine ainsi qu’à la commission économique pour l’Afrique de l’ONU.A l’issue de son mandat, il rentre au Cameroun en 1995 et fonde Global Health Dialogue, une fondation dévolue à la santé et au bien etre des jeunes, lui qui est alors convaincu que santé et développement sont les deux faces d’une meme pièce. Le siège est à Buea.
Alors qu’il pense pouvoir bénéficier d’une retraite bien méritée, il est appelé au gouvernement camerounais en 1997 comme Ministre de la santé Publique. Il occupera cette fonction pendant trois ans. il oeuvrera au renforcement des districts de santé et à la lutte contre le Sida et les épidémies naissantes de choléra.
Lorsqu’il sort du gouvernement en 2000, il fonde un journal, “Cam Santé News”. qui traite uniquement des questions de santé au Cameroun et en Afrique. Au moment ou il s’éteint , c’est une personnalité ayant recu plusieurs distictions dans le monde de la santé, la plus prestigieuse étant la médaille Queen Elisabeth II en signe de reconnaissance de ses œuvres dans le domaine de la santé publique. On retiendra enfin la brillante carrière d’écrivain du disparu, notamment « Traverls Without Stethoscope » est son dernier livre publié il y a quatre ans.
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