Le complexe marchand a été inauguré mercredi dernier par le Mincommerce.

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Il y a eu de tout mercredi dernier, lors de la cérémonie d’inauguration et de rétrocession par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, des infrastructures dites « genre sensible à usage commercial » à Kye-Ossi. Le premier sentiment exprimé, c’est la satisfaction des commerçantes de la localité, réunies sous la bannière de la Mutuelle des bayam-sellam du Cameroun, à la lecture du descriptif de l’ouvrage : un hangar abritant 52 comptoirs, un magasin de stockage, six latrines, un forage à pompe à motricité humain, un bac à ordures… La spécificité qui fait de ce fruit de la coopération entre le Cameroun et l’ONU femmes, un ouvrage spécialement dédié aux femmes, étant l’aménagement d’espaces de couchage pour bébés et de repos pour leurs mères.

Il n’en fallait pas plus, pour déclencher une vague d’émotions chez les bénéficiaires, qui par la bouche de leur représentante, Antoinette Angono, ont remercié le gouvernement et son partenaire onusien. Un sentiment relayé par la représentante et directrice-pays de l’ONU-femmes au Cameroun, Anne Marie Rachelle Mian, qui a déroulé le contenu du Programme des infrastructures genre à usage commercial, soutenu par son pendant, le Projet d’appui aux femmes impliquées dans le commerce transfrontalier, lancé en 2006. Une heureuse initiative commune qui, selon  elle, devrait concourir à combattre la « féminisation de la pauvreté » au Cameroun.

Sur cette lancée, le propos de Luc Magloire Mbarga Atangana s’est voulu prospectif. Le Mincommerce a, par exemple, annoncé l’inauguration prochaine de la chambre froide d’Idenau - une réalisation à inscrire dans la première phase du programme commun ONU femmes-Cameroun pour un coût total de 100 millions de francs – et la construction d’un second hangar pour compléter le marché de fruits de Kye-Ossi. Une aubaine, dans une ville essentiellement marchande, où les soucis de stockage et de conservation des vivres frais avant leur écoulement sur les marchés voisins du Gabon et de la Guinée équatoriale, est un véritable problème pour les commerçants.

 

Source : Cameroon Tribune