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Les Ecoles familiales agricoles de Dizanguè et Kienké ont bouclé leur première année jeudi. 

 

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Des adolescents qui pensent en chefs d’entreprise. Plus précisément, en patrons d’entreprise agricole. Alors qu’ils sont en début de formation, les pensionnaires des Ecoles familiales agricoles (Efa) de Dizanguè (Sanaga-maritime) et de Kienké (Océan) sont orientés vers cet état d’esprit. Ce projet, initié par l’Institut européen de la coopération et du développement, soutenu par l’Union européenne et des agro-industries locales, a déjà permis l’ouverture de 34 Efa au Cameroun, a appris CT de source officielle.

Jeudi et vendredi derniers, 61 élèves parvenus en fin d’année scolaire ont reçu leurs bulletins pour ce qui constitue les premières promotions à Dizanguè (24 apprenants, distingués le 9 juillet) et à Kienké (37, le lendemain 10 juillet). Au total, la formation dure trois ans.

Au cours de l’année écoulée, ces jeunes ont reçu des enseignements théoriques et pratiques en matière d’agriculture, certes, mais aussi d’élevage, d’informatique, ainsi que de couture, apprend-on de source proche du programme. L’enseignement général n’a pas été oublié : des cours de niveau 6e et 5e ont été dispensés. « Il est question de leur inculquer des connaissances qui faciliteront leur autonomisation. La plupart viennent de familles défavorisées, certains ayant abandonné l’école depuis cinq ans », confie un encadreur. Cela dit, il a d’abord fallu « préparer ces enfants à avoir confiance en eux », explique Adrien Rémy Ossongo, coordinateur général des Efa.

Cet objectif semble avoir été atteint. Les 61 élèves ayant reçu leurs bulletins en fin de semaine dernière vont poursuivre l’aventure, mais certains déjà se réjouissent d’avoir à ce stade pu acquérir des connaissances concrètes : savoir planter l’amarante ou la morelle noire, par exemple. Le petit Julio M., 15 ans, a même appris ces techniques à ses parents.

En dehors des salles de classe, certains enseignements sont dispensés sur des champs expérimentaux, l’espace étant mis à la disposition des formateurs par les agro-industries partenaires du projet.

 

Source : Cameroon Tribune