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Ils ont prêté serment à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Ordre national en présence du hier à Yaoundé.

Ils étaient 50 hier à prêter serment au siège de l’Ordre national des médecins du Cameroun à Yaoundé. La toute première cuvée des chirurgiens dentistes formés au Cameroun, plus précisément à l’université de Yaoundé I et à l’université des Montagnes. Arrivés au terme d’une formation de plus de six ans, ils ont promis à la corporation de remplir leurs fonctions dans le respect de l’éthique et de la déontologie. C’était en présence de nombreuses personnalités dont le ministre de la Santé publique (Minsanté), André Mama Fouda et celui de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), Jean Claude Mbwentchou. A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Ordre national des Chirurgiens dentistes du Cameroun (ONCDC).

Jusqu’ici, les spécialistes de la dent se formaient à l’étranger. A ce jour, l’ONCDC compte environ 330 médecins dentistes, soit un spécialiste pour plus de 600 000 habitants sur l’ensemble du territoire. Raisons pour lesquelles, selon André Mama Fouda, « le gouvernement a intégré et autorisé deux institutions universitaires à former des jeunes chaque année. Ceci afin de renforcer vos rangs et occuper les espaces du territoire national, modifiant ainsi progressivement la croyance qu’avaient les populations du fait que les soins dentaires étaient une affaire de privilégiés des villes de Yaoundé et de Douala. » Le Minsanté a par ailleurs exhorté  les promus : « Je vous invite à bien apprendre le métier. Vous venez en effet de rejoindre l’Ordre national des chirurgiens dentistes. C’est pourquoi je demande à vos aînés de bien vous encadrer. Ayez une initiation rigoureuse au respect de l’éthique et de la déontologie de votre noble profession ».

Pour ce qui est de l’Assemblée général de l’ONCDC qui s’achève demain, la présidente, Dr Chantal Tankoua Sunou, a mis un point d’honneur sur le métier de médecin dentiste. Elle en a profité pour mettre en garde tous ceux des spécialistes qui exercent dans l’illégalité et a invité ceux qui ne sont pas inscrits à l’ordre à s’acquitter de leurs droits. « Certains confrères ne se mettent pas en règle. Jusqu’à présent, nous étions à la phase de dialogue et d’explication. Maintenant, c’est la phase de tolérance zéro. Ils seront obligés de se mettre en règle car nous avons mis en place des mesures de répression pouvant aller jusqu’à la fermeture de certaines structures. Notre tutelle nous soutient et nous accompagne dans cette mission », a-t-elle conclu.