Joël MAMAN/Cameroon-Tribune

 

Marouaa

Midjiyawa Bakari a effectué une visite inopinée mercredi à l'entrée  de Maroua pour apprécier le travail de fouille effectue par forces de l’ordre.

 

Mercredi dernier, il est exactement 16h 10 mn quand le cortège du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, arrive au poste de contrôle du « carrefour Gacklé », situé à l’entrée sud de la ville de Maroua. Il est accompagné de tout son état-major avec en bonne place les responsables des forces de maintien de l'ordre. Cette visite du patron de la région n’est pas habituelle. Certains policiers et gendarmes pensent d’ailleurs qu’il serait en route pour l’aéroport.

Les éléments en service au poste de contrôle lèvent la barrière pour le laisser passer.  Le véhicule transportant le gouverneur se gare plutôt sur le trottoir. Avant même de quitter son siège, Midjiyawa lance un regard panoramique sur le lieu de fouille des usagers de la route. A environ trente mètres de lui, deux éléments du ministère des Forêts et de la Faune sont à l’œuvre. Ils sont au-dessus d’un bus, munis d’un détecteur de métaux; ils passent au scanner sac après sac. Pendant le même temps, les passagers descendent progressivement du bus en file indienne. Ils passent systématiquement devant deux policiers. Pendant que l’un fait passer le détecteur des métaux sur le corps des voyageurs, l’autre vérifie les cartes nationales d’identité.

Au même moment, d’autres éléments des forces de sécurité postés çà et là observent avec beaucoup d’attention les faits et gestes aux alentours, surtout ceux qui pourraient désirer s'échapper du contrôle. Pendant qu’on y est, un suspect est détecté. Il s’agit d’un certain Ousmanou. Il est en provenance de Garoua pour Fotokol, ville frontalière avec le Nigéria. Il dit qu’il est cultivateur. N’ayant pas pu répondre aux questions posées par la police, il a été transporté manu militari. « C’est l’ambiance qui caractérise cet endroit depuis l’augmentation du taux de l’insécurité dans notre région », lâche un policier. « Ces règles sont pénibles, mais importantes, il y va de notre sécurité et c'est pourquoi j’adhère », lâche Olga H., en  provenance de Garoua. Après quelques heures passées à cet endroit et visiblement satisfait du constat fait sur le terrain et surtout de l’adhésion de la population dans l’application de ces mesures, Midjiyawa Bakari quitte le « carrefour Gacklé » en adressant un message d’encouragement et une invitation à plus de vigilance aux éléments des forces de maintien de l’ordre.