Jean Baptiste KETCHATENG | 13-09-2016 11:06

 

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Le centre d’excellence fin prêt n’attend plus que les candidats et le feu vert des autorités.

Entre les deux bornes de novembre 2016 et janvier 2017, le Centre de formation professionnelle d’excellence (CFPE) de Douala devrait passer à une phase plus active. A la première date, à la condition que les autorités du ministère en charge de la formation l’approuvent, un concours d’entrée permettra aux candidats de gagner l’une des 660 places offertes dans cette école pratique. Au début de l’an prochain, si le calendrier proposé est officialisé, ce sera la rentrée. Un événement révolutionnaire pour le secteur, à en croire Amadou Bobbo, son directeur.


Le CFPE flambant neuf sur un campus entièrement construit où salles de cours jouxtent dortoirs et espaces de vie n’a pas, en effet, remplacé le Centre de formation professionnelle rapide de Douala-Bassa, comme le passant pourrait le croire. Il a pris ses quartiers sur le site de ce dernier transféré à quelques dizaines de mètres de là. Manifestation palpable de la volonté des pouvoirs publics de répondre à la mutation du marché de l’emploi, il devrait montrer l’exemple à ses homologues de Limbe et Sangmelima, en raison de la place stratégique qu’occupe Douala dans l’économie camerounaise.


Les offres de formation et les objectifs des cours et stages sont intimement liés à la préoccupation de fournir aux entreprises la main d’œuvre qu’elles recherchent – souvent en vain – et de faire éclore des Pme créées par les anciens pensionnaires. Dans le secteur industriel, l’on trouvera donc des apprentissages pour l’électrotechnique, l’électronique, la fabrication mécanique, les métiers de la beauté et du bois, la réparation- automobile, la soudure-chaudronnerie, le stylisme-modélisme et la plomberie-tuyauterie. Pour le tertiaire, l’on dispensera des enseignements en bureautique et multimédia.


Également programmé comme appui et conseil aux entreprises et à la recherche, le CFCE est une école à cycles courts où les sans-diplôme issus de formation sur le tas comme les diplômés de l’enseignement général ou technique (premier comme second cycle), les travailleurs déflatés ou en réorientation, prépareront leur entrée ou leur retour en entreprise, comme le font déjà quelques pensionnaires issus du monde du travail.
Même le coût prévisionnel de la scolarité – entre 450 et 500.000F – ne semble pas un handicap, du point de vue de son directeur. « Il faut savoir qu’une telle structure vise 100% de taux d’insertion professionnelle », argumente M. Bobbo en donnant rendez-vous en 2018 pour une évaluation de ce pari inspiré et soutenu par le modèle à succès de la Corée.