Des unités sillonnent les principaux axes routiers à l’effet de sensibiliser sur le respect du code de la route et réprimer d’éventuelles infractions, le cas échéant.

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Georges M. aura beau pleurnicher, brandir son statut de haut fonctionnaire de la République et dire à quel point il accusait un grand retard à une cérémonie de mariage à Bafoussam aux gendarmes postés au village Kalong dans l’arrondissement de Ko-Yambetta dans le Mbam-et-Inoubou, rien n’y fera.  Flashé par un radar posté à deux kilomètres plus loin, il est pris en infraction pour excès de vitesse. Mais sa faute va davantage s’aggraver. Car les gendarmes vont trouver que celui-ci roule avec un permis arrivé à expiration et ne dispose pas non plus d’extincteur. Après de longues minutes de parlote sous un soleil de plomb, il finira par passer à la caisse déposer une «petite fortune». Avant de reprendre la route, le moral au talon.

Au poste de Kom II, près d’Obala dans la Lékié, un gros porteur transportant des billes de bois est immobilisé par l’adjudant chef Félix Mengada pour débordement de charge. Alors que la réglementation tolère un dépassement de 30 cm au maximum, le grumier au tracteur immatriculé LT TR 703 AA en provenance de Ngambe Tikar, excède de 50 cm. Donc représente un danger pour les usagers roulant en sens opposé. Malgré un long moment de suppliques, il se résout finalement à payer une pénalité de 25 000 F. Pendant ce temps, véhicules de transport en commun, administratifs, militaires et de particuliers sont passés au peigne fin. Conduits par le général de division Simon Pierre Dagafounangsou, les pandores inspectent l’intérieur des véhicules dans le but de dénicher tout suspect ou tout objet dangereux.

Parmi les infractions les plus fréquentes, le mauvais arrimage des bagages, les surcharges, le chargement débordant, l’excès de vitesse et l’absence de ceinture de sécurité sont les plus réprimés. Pour les journées de vendredi et samedi derniers, près de 200 infractions ont été décelées au seul poste de Kom II avec près d’un million de F collectés au profit du Trésor public. Une opération appréciée par les usagers et les automobilistes eux-mêmes qui la trouvent salutaire à la veille des fêtes de Noël et de Nouvel an.  «Le travail est bien fait. Bien que cela nous prenne du temps, c’est pour notre sécurité. Afin que nous passions les fêtes en sécurité», lance Joseph Elomo, un passager. Pour Hortense Mbah née Owoundi, «ces descentes doivent être accentuées pour discipliner les automobilistes pour que les familles passent les fêtes sans morts et sans blessés sur la chaussée.»

 

Source : Cameroon Tribune