Une mission était sur le site vendredi pour évaluer les préparatifs de la mise en eau partielle.

 

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De l’avis des experts de la mission de supervision du projet hydro-électrique de Lom Pangar de la Banque mondiale, la mise en eau partielle du barrage est possible. Selon eux, tout se met progressivement en place. Les choses sont déjà bien avancées pour que cette opération d’envergure soit effective d’ici deux mois. Même si beaucoup reste à faire comme le reconnaît Stephan Garnier, spécialiste principal en Energie à la Banque mondiale, toutes les conditions sont réunies pour que le remplissage du réservoir soit effectif. L’enjeu de la visite effectuée vendredi sur le site par les experts techniques de l’institution financière avait pour but principal d’évaluer l’état d’avancement du chantier dans la perspective du remplissage partiel du réservoir à la mi-septembre 2015. En d’autres termes, il était question que ces deux experts viennent s’assurer que tout est mis en place, que tous les efforts déployés sont en bonne voie en vue de cette mise en eau. Notamment, un ensemble de processus, d’opérations techniques, sécuritaires, environnementales et sociales qui conditionnent cette opération.

L’équipe de la Banque mondiale accompagnée du directeur général de Electricity Development Corporation (EDC), Théodore Nsangou, de l’entrepreneur du barrage ainsi que de quelques personnels de la structure et les employés du site ont fait le tour des installations. En l’occurrence, celles liées directement à cette opération. Notamment la partie installation en cours d’équipement, l’emplacement des ouvrages de restitution, les prises d’eau usinières ainsi que du site où sont exposés les équipements hydro-électromécaniques (HEM). Le DG d’EDC a également confirmé tenir le pari de la mise en eau partielle à la mi-septembre. Tout en relevant les difficultés liées au payement des factures de  l’entrepreneur, Théodore Nsangou a souhaité que cette situation ne vienne pas bloquer l’opération imminente.  Néanmoins d’après lui, tout est mis en œuvre, avec le ministre des Finances pour que la situation se stabilise.     

D’après les spécialistes, la mise en eau partielle vise à réguler le débit d’eau du fleuve Sanaga et d’augmenter la capacité de production d’énergie des barrages d’Edéa et de Songloulou d’au moins 80MW dans un premier temps et de plus du double soit 170 MW à la fin du processus. L’autre grand avantage c’est que cette mise en eau va résorber les problèmes de délestage que vivent les populations du pays. Le remplissage partiel permettra également de stocker 3 milliards de m3 d’eau et 6 milliards à la fin de la mise en eau définitive en 2016. Cette opération permettra à Enéo de pouvoir faire des économies de près de 24 milliards de F de gasoil. A terme, le réservoir de Lom Pangar couvrira une surface de 540 km2 soit 54 000 ha.

Source : Cameroon Tribune