Marilyne NGAMBO TCHOFO National Economie

 

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Ces appareils volants sont de plus en plus sollicités par des particuliers et entreprises pour la couverture et la retransmission d’évènements, la surveillance de plantations ou de chantiers.

 

L’appareil devient de plus en plus familier. Dans les foires, les évènements sportifs, les plantations, sur les sites de grands projets… C’est le drone civil, ce robot volant, piloté à distance et équipé d’une caméra et d’un appareil photo. L’ « hirondelle » métallique s’élève dans les airs pour immortaliser des cérémonies et les retransmettre en direct sur Internet, selon le vouloir des utilisateurs. Sa particularité, une plus grande précision dans la prise de vue et des angles de vue originaux. Plusieurs promoteurs camerounais de start-ups ou PME se sont lancés dans l’aventure. William Elong et Yves Tamu font partie de ceux qui ont fait des drones, le centre de leurs activités. Ils gèrent aujourd’hui Dronefrica, une start-up qui propose des services réalisés à partir de cet engin volant.

 

L’entreprise opère ainsi dans le tourisme, l’agriculture, la météorologie, la cartographie et est sollicitée aussi bien par des particuliers que des organismes. « Il y a un engouement autour du drone au Cameroun. Nous débutons encore, mais nous avons déjà un portefeuille de clients, notamment des agences de communication », explique Yves Tamu. Par ailleurs, l’entrepreneur indique que Dronefrica finalise actuellement des négociations pour un partenariat avec la communauté urbaine de Douala en vue d’effectuer une cartographie de la ville. « Pour avoir des cartes de nos propres pays, nous devons aujourd’hui payer des sommes exorbitantes à des prestataires », s’indignait William Elong, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique. « Les drones peuvent également célébrer la beauté architecturale de nos villes. (…) Après tout, l’image d’un pays est un élément décisif de son développement économique », ajoute-t-il.

 

L’entreprise a sa brochette de prix. Il faut compter, selon Yves Tamu, entre 100 000 F et 300 000 F pour un particulier qui souhaite recourir à cette technologie. Les sociétés, elles, doivent débourser 600 000 F pour avoir accès au « pack entreprise » qui comporte un live streaming (retransmission de leurs évènements en direct) et une communication digitale. Junior Chavez s’est également laissé emporter par le vent du drone. Plus connu sous l’appellation « Camairdroneboy », le Camerounais a fondé une entreprise de photographie et de vidéographie visant à valoriser le pays via des vues aériennes. Il affirme par ailleurs suivre avec son appareil, l’évolution de chantiers comme celui du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar et ceux de particuliers vivant hors du pays. « Nous visitons le chantier toutes les deux semaines ou chaque mois et nous prenons des images et vidéos et 3D à la demande du client », explique-t-il.