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Situés dans le Sud, le Sud-Ouest et le Littoral, ils ont été présentés vendredi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Ce sont les villes de Sangmélima, Douala et Limbé qui vont accueillir les premiers Centres de formation professionnelle d’excellence (CFPE). Face à la presse vendredi dernier, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Zacharie Pérevet est revenu sur les contours de ces centres. « Il s’agit de structures publiques ayant pour mission la formation initiale et continue ». Pour y accéder, les candidats devront affronter un concours, ou passer des tests psycho-techniques et des entretiens. Employés d’entreprise et chercheurs d’emploi de 4e, 3e, première et terminale de l’enseignement général et ceux de 4e année, 3e année, première et terminale de l’enseignement technique pourront y postuler suivant le niveau de qualification recherchée. Ils ont le choix entre les filières hôtellerie, restauration, menuiserie, ébénisterie, informatique, coiffure, couture et plomberie. Il faut prévoir environ 500 000 F pour une année de formation.

 

En effet, la capacité d’accueil des structures de formation professionnelle du pays est d’environ 35 000 places. Pourtant, 200 000 personnes demandent encore à être formées. Un gap énorme, ce d’autant plus que le diplôme seul ne suffit plus pour prétendre à un emploi. Conscient de la nécessité de résoudre l’inadéquation entre l’offre en ressources humaines et la demande, le gouvernement a entrepris d’encourager l’auto-emploi. Une volonté qui s’est matérialisée à travers les CFPE.

 

L’ouverture des trois centres d’excellence s’inscrit dans le cadre de la phase-pilote des innovations engagées dans la réforme du système de formation professionnelle. 21 milliards de F ont été investis pour assurer le recyclage et la mise à niveau des techniciens supérieurs chargés de la formation et formés en Corée. A la différence des centres de formation  classique, les CFPE disposent d’une offre de formation variée. Bâties sur plusieurs hectares, elles disposent de salles de formation dotées d’équipements de pointe et de dortoirs pour le logement des apprenants. Ce qui traduit une formation de pointe adaptée au besoin de l’heure. D’après le ministre Zacharie Pérevet, d’autres structures verront le jour  progressivement dans le reste des régions du pays. Du 14 au 17 juin prochain, il entend rencontrer les chefs d’entreprises de la ville de Douala, pour mener un plaidoyer sur la mise à niveau du personnel et le transfert de technologies.