Marilyne NGAMBO TCHOFO/ Cameroon-Tribune

La direction nationale de la Beac prévoit une forte demande de poulets à partir de ce mois d’octobre. Chez les accouveurs, les commandes enregistrées stimulent la production.

 

cartons de poussins dun jour attendant preneur

1000, 5000, 10 000 poussins d’un jour ? Il suffit de demander. A la Société industrielle pour la promotion de l’élevage au Cameroun (Siprec), le personnel s’active pour satisfaire les commandes. « Nous effectuons en moyenne trois livraisons de poussins d’un jour par semaine, soit 10 000 têtes environ», affirme Erlice Koagne Tabekoueng, chef d’agence. C’est que, avec le début du quatrième trimestre de l’année, la Beac, et en particulier la délégation régionale du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) ont tablé sur un regain de la production du poulet dans le Centre, en raison de la forte demande pour les fêtes de fin d’année. L’augmentation de la demande va, selon le délégué régional du Minepia pour le Centre, stimuler la production et voir l’arrivée d’opérateurs saisonniers sur le marché. Chez les accouveurs, la période est l’occasion de se frotter les mains. « A partir du mois d’octobre, les demandes de poussins d’un jour sont très élevées parce qu’il y a de nouveaux opérateurs qui intègrent l’activité », explique Christophe Nsong Ntube, propriétaire de la « provenderie Nsong » et dépositaire d’une société spécialisée dans l’accouvage.

L’opérateur explique que sa production tourne autour de 7000 poussins par semaine qu’il livre à des collectivités comme des GIC (5000 poussins) et des particuliers qui s’approvisionnent en petites quantités (de 200 à 600). Chaque poussin étant proposé à 480 F. « Mon fournisseur me vend le poussin à 455F. Nous tenons compte, dans le calcul du coût final, des frais de transport parce que ce sont des poussins venus des unités de production de Douala et Bafoussam », avise le revendeur. En prévision des fêtes de fin d’année et pour assurer un meilleur rendement, Christophe Nsong Ntube mise sur l’alimentation des poussins : « Le maïs compte pour 60% dans la production de l’aliment. On en achète en grande quantité en septembre parce qu’il coûte moins cher à cette période. On a pris des dispositions pour qu’en fin d’année, un poulet de 45 jours qui équivaut à 1,8 kg revienne à 2500 F », explique-t-il.

Mais l’activité connaît des difficultés. « La demande est très forte et nous avons un problème de qualité. De même, les accouveurs ne sont pas nombreux », ajoute le commerçant. Aussi, les prévisions faites par les accouveurs en début d’année ne coïncident-elles pas toujours avec les réalités du marché. « L’année dernière était désastreuse du point de vue des commandes. On a eu du mal à écouler la production. On a souvent des problèmes d’éclosion des œufs. Deux sur dix peuvent éclore, ce qui nous met dans l’embarras lorsqu’on a des commandes de 12 000 poussins par exemple », déclare Erlice Koagne Tabekoueng. L’une des solutions trouvée par les accouveurs consiste à ne produire que si des commandes sont déjà enregistrées. « A présent, on a une quinzaine de clients sûrs dont on connait le plan de travail sur l’année », se réjouit le producteur.