Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, était sur le site du futur abattoir moderne mardi dernier pour évaluer le projet. Village Wackwa. Une plaque nouvellement conçue plante le décor. Erigée en bordure de la route Ngaoundéré-Meiganga, au niveau du pont de la Vina, elle annonce le démarrage des travaux de construction de l’abattoir moderne de Ngaoundéré. A 500 m de la route, un terrain vaste et nu est en train d’être aménagé. Deux engins s’activent à creuser le sol.

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Abattoir moderne Yaoundé-Maquette- en construction

 

Un peu plus loin, des camions-bennes transportent la latérite déversée en contre-bas. Au centre du site, le plan de l’abattoir est déployé sous un hangar. C’est d’ailleurs à cet endroit que le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), le Dr Taïga, marque le premier arrêt de la visite de ce chantier situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Ngaoundéré. Entouré du secrétaire général des services du gouverneur de l’Adamaoua, Cyril Ivan Abondo, du préfet de la Vina, Justin Mvondo, le Minepia s’est fait expliquer  les contours d’exécution de ce projet qui  fait partie du Plan d’urgence triennal.

La visite guidée était conduite par Victor Vallès, directeur du projet confié à Ute Makiber-Emmsd Camerun, entreprise espagnole. C’est cette structure qui a construit l’Ecole de pêche de Limbé, apprendra-t-on lors de cette visite. Sur le terrain, l’entrepôt est en train d’être matérialisé. Les terrassements ont effectivement commencé. Le Minepia qui séjourne à Ngaoundéré dans le cadre de la deuxième édition de la  fête à bétail, est allé sur le site se rendre compte du démarrage des travaux. Il a donné douze mois à l’entreprise pour la remise des clés. Dans le discours prononcé à l’ouverture de la Foire nationale à bétail, le Dr Taïga, a souligné que « l’industrialisation de la filière bovin-viande a démarré avec  la construction d’un abattoir industriel et d’un entrepôt frigorifique de 1600 m3 à Ngaoundéré et d’un entrepôt de 6000 m3 à Yaoundé, pour une valeur de plus de 10 milliards de F, dans le cadre du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance ». Après Yaoundé, Ngaoundéré, principal bassin d’élevage des bovins du pays avec un cheptel évalué à 1.500.000 têtes environ, est la deuxième ville du pays qui accueillera un équipement de cette nature. Le Minepia demande aux éleveurs de s’approprier d’ores et déjà cette réalisation en gestation qui va développer les métiers de la viande.