La descente effectuée par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et le Secrétaire d’Etat auprès du MINTP, chargé des Routes, Louis Max Ayina Ohandja, a permis de lever les obstacles qui subsistent à l’achèvement des études liées à la réalisation du lot 1 de la route de désenclavement du bassin agricole de l’Ouest, alors que sur le lot 2, on entrevoit déjà le démarrage des travaux.

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Né de la volonté du Président de la République de doter les populations locales des routes bitumées afin d’améliorer leurs conditions de vie et de favoriser le développement de la localité, le projet de désenclavement des grands bassins de production agricole de l’Ouest sectionné en deux lots prend corps. Le lot 1,  long de 110 km regroupe les localités de Baleveng-Bangang-Batcham-Mbouda-Galim et bretelles Mbouda-Bamesso-Galim, Balesssing-Batcham et Mbouda-Ngouaya-Bati et le lot 2 couvre Galim-Bamendjing-Foumbot-Bangangté long de 107 km. Sur les sites des chantiers, les entreprises adjudicataires sont mobilisées et sont à pied d’œuvre pour réaliser les travaux. Cependant, en parcourant les deux projets, le maître d’ouvrage et toute la délégation ont pu constater que les travaux se déroulent à deux vitesses. Si pour le lot 2 les travaux évoluent normalement, il n’en est pas de même pour le lot 1. S’agissant du lot 2,  la première phase  relative  à la réalisation des études est exécutée à 100% par l’entreprise Razel Cameroun.

A cet effet, le Ministre des Travaux publics a instruit de servir un ordre de service provisoire pour permettre à l’entreprise de démarrer les travaux de réalisation sur le terrain.  Les travaux consistent  à la construction des routes de désenclavement sur une longueur de 107 km avec une chaussée à 2  voies de 7 m et des accotements de 1,5 m  chacun ainsi qu’à la construction des ouvrages d’art et hydrauliques. Le corps de chaussée sera  issue des études avec la solution de référence ci-après : fondation (20 cm de GL) ; couche de base en GC 0/31,5 de 15 cm d’épaisseur; revêtement en enduit bicouche ainsi que la construction des ouvrages d’art et la mise en place de la signalisation.

Par contre, pour le lot 1, les travaux d’études sont réalisés à  40% et plusieurs études sont en attente de validation ce qui n’est pas de nature à rassurer le maître d’ouvrage et les autorités administratives de la région. Ainsi, comme dans les précédentes étapes de la visite, le Mintp a réuni les différents acteurs pour comprendre les causes du retard à la réalisation des études qui accusent un retard considérable par rapport au lot 2. La réunion de concertation qui s’est tenue à la base vie de Eser Contracting and Industry a donné l’occasion à la mission de contrôle Ecta BTP, l’entreprise adjudicataire Eser Contracting, le Labogénie qui assure la mission de contrôle géotechnique d’inventorier les causes du retard accusé dans la réalisation des études.

Le but étant tout simplement de lever les équivoques et recadrer le rôle de chaque entreprise dans la bonne marche du chantier. Les principales  causes relevées portaient sur l’achèvement des travaux d’études qui ne sont pas acheminés à la mission de contrôle à temps, les longs délais de traitement pris par la mission de contrôle pour examiner les études, la disponibilité des ressources financières, la demande de prolongation des délais, les travaux supplémentaires à réaliser. D’entrée de jeu, le Mintp a tenu à rappeler aux populations que le projet de désenclavement des grands bassins de production agricole de l’Ouest émane de la volonté du Président de la République de doter les populations locales des routes bitumées dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et favoriser le développement de la localité. Suite aux différents exposés, les instructions suivantes ont été données par le maître d’ouvrage à l’endroit de la mission de contrôle, l’entreprise et le Labogénie.

Finaliser dans les plus brefs délais les études géotechniques, hydrauliques et des dépassements des réseaux ainsi, les trois acteurs  devraient élaborer des chronogrammes d’activités qui seront remis avant le 31 mars en cours ; travailler en étroite collaboration avec les autorités administratives pour rendre le travail efficace ; accélération les travaux car aucune  prolongation des délais ne sera accordée à cette phase des travaux. Il a été recommandé à l’entreprise de travailler en étroite collaboration avec le Délégué régional des Mines de la région de l’Ouest pour résoudre les problèmes liés aux carrières et de recruter un responsable qui sera chargé du suivi des questions administratives. Par ailleurs, il a été recommandé aux entreprises de maintenir la circulation pendant la période des travaux. Au Délégué régional des Travaux publics de la région de l’Ouest, ingénieur du marché, il a été recommandé de veiller à la bonne tenue du journal du chantier et du tableau de bord, instruments de pilotage du projet qui permettent de suivre efficacement les travaux et d’anticiper sur certains points.

Le Ministre des Travaux publics et le Secrétaire d’Etat ont profité de la visite de chantier pour  toucher du doigt tous les points critiques de la route Yaoundé-Bafoussam.